© 2017 Marco Castilla.

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« Destination Louvre  » 2018

 

    Le Musée du Louvre m’a contacté pour réaliser un atelier dont le mécène était la RATP. Ces ateliers intitulés, « Destination Louvre », permettent à des artistes de réaliser, en présence de groupes de personnes qui n’ont pas forcément accès au musée ni à l’art en général, des séances de réflexion concernant ce que ces derniers découvrent au Louvre lors de visites. Celles dont j'ai eu la charge couvraient la période du 25 au 29 juin. Au Louvre, les œuvres peintes par des artistes sont pour la plupart du temps exécutées sur une toile ornée d’un cadre. Cette « bordure » représente les limites de la peinture et elle détermine ce que l’artiste veut « raconter » dans ce périmètre, ce qu’il a envie de montrer à ces lecteurs d’images. 

    Ma proposition artistique pour  « Destination Louvre » fut donc de travailler avec ce premier groupe sur la notion du « cadre » et de ses « limites » dans l’espace. Le jour de la promenade, j’ai photographié le groupe partant du lieu de la structure pendant le trajet en métro, puis j’ai continué à le faire durant la visite de l’intérieur et de l’extérieur du musée. J'avais  trois objectifs avec moi  :  un 5o mm pour les portraits, et le 16/35mm pour les vues d'ensemble, ainsi qu’un smartphone plus facilement manipulable. 

À l’issue de ces deux visites, nous avons réalisé quatorze tableaux de 60x45cm, peints avec des fonds de couleurs différentes : céladon, rouge théâtre, blanc, gris et noir. Puis j’ai demandé au groupe de créer une œuvre relative à cette promenade, en prenant ces photographies comme point de départ. À l’intérieur du cadre, ils ont inclus aussi les tickets d’entrée du Louvre et les plans prévus pour se diriger dans les différentes salles. Le résultat ressemble graphiquement à un plan-trajet, où se mêlent les émotions et les ressentis de chacun, l'ensemble étant réalisé sous la forme de photomontages et de peintures. Le tout est délimité par un cadre en or dans un esprit très baroque et est recouvert d’une couche de vieux vernis. Les participants ont donc traduit plastiquement, selon mes consignes et mes conseils, ce qu’ils ont vu durant cette semaine passée au Louvre. Ainsi, à travers leurs œuvres, les peintures contemplées sont reconnaissables. Notre démarche s’inscrit clairement dans la perspective d’une réflexion sur la « réécriture », la « reformulation », et la « réappropriation » d’un classique.

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